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Des salariés d'Astrium, du Cnes... contestent le tracé du prolongement de la ligne B du métro

le 13/06/2012 à 17h04 — ObjectifNews.com
BusinessMidi-Pyrénées

Le prolongement de la ligne B du métro entre Ramonville et Labège mécontente un collectif de salariés

Des salariés d'Astrium, du Cnes et du CNRS notamment contestent le tracé du prolongement de la ligne B du métro entre Ramonville et Labège. Ils se sont regroupés en collectif pour proposer un tracé alternatif qui desserviraient leurs lieux de travail. Le Sicoval et Toulouse Métropole y sont opposés. La Communauté urbaine de Toulouse juge que cela entraînerait un coût supplémentaire de 50 M€ pour un projet dont l'investissement se situe entre 341 et 370 M€.

Le tracé du prolongement de la ligne B du métro n’en finit décidément pas d’être remis en cause. Un collectif, baptisé PDE (Plan de déplacement entreprise) du sud-est toulousain, prône un autre tracé. Il est composé de salariés d’Astrium, du Cnes, du CNRS, de l’ISAE, de l'Onera et de l’Université Paul Sabatier.

Le collectif regrette que le prolongement de la ligne B du métro entre Ramonville et Labège ne passe pas près de ces entreprises importantes alors qu'elles se situent entre les deux communes. « Nous ne sommes pas opposés au prolongement de la ligne B car il va permettre à une partie des habitants du sud-est toulousain qui travaillent sur la Ville rose de laisser leur voiture au futur terminus de Labège - La Cadène plutôt qu’à la station de Ramonville. Mais le tracé actuel évite Astrium, qui représente 3 000 salariés, et le Cnes et ses 2 500 salariés. La station de métro la plus proche sera à 1,4 km », regrette Thierry Prefol, président du collectif et de la commission transport et développement durable chez Astrium. 6 % des salariés utilisent les transports en commun chez Astrium selon Thierry Prefol. Les parkings arriveraient à saturation.

Le président du collectif estime que les changements entre bus et métro dissuadent les salariés de laisser leur voiture dans leur garage. Le collectif PDE propose un tracé alternatif plus au nord avec « deux stations, Astrium et Cnes, sans supprimer celle qui se situera au centre du Parc du Canal ».

Des idées reprises lors d’un vœu au conseil de communauté de Toulouse Métropole, exprimé le 31 mai dernier par l'UMP Jean-Luc Moudenc. « Ce tracé alternatif présente un intérêt, il doit être examiné, assure Jean-Luc Moudenc. L’actuel a quelques inconvénients, il évite un peu le Cnes et ne dessert ni l’Afpa, ni Astrium. Bien sûr, il faut regarder ce que cela coûte et combien de voyageurs cela rapporterait. Après, nous verrons si on retient l’idée de manière partielle ou pas du tout. »

Un coût supplémentaire de 50 M€

La vision est différente du côté de Toulouse Métropole. Bernard Marquié, vice-président de la commission déplacements et transports de la communauté urbaine, est opposé au tracé alternatif. L’élu parle « d’un coût supplémentaire de 50 M€ (sur un coût total compris entre 341 et 370 M €, NDLR) car au-dessus du Palays, il faudrait faire passer deux viaducs. Les deux stations supplémentaires coûteraient déjà 20 M€. Nous n’avons pas les moyens de mettre en place deux structures lourdes », assure t-il. Pour Bernard Marquié, la liaison multimodale sud-est, qui prévoit des bus en site propre, est la solution. « Cette liaison desservira Astrium et permettra aux gens qui habitent à Saint-Orens et Montaudran d’aller travailler et ce dès le 1er avril prochain, contrairement au métro prévu pour 2019 », fait-il remarquer.  

Thierry Prefol, le président du collectif PDE, rétorque que le temps mis en site propre pour aller travailler est le même actuellement avec le bus classique, soit 10 minutes. Il rappelle : « Derrière Astrium, il y a la zone de Marcaissonne-Malepère qui va accueillir de nombreux habitants qui se serviraient d’une station proche d’Astrium. » 

Le Sicoval, la Communauté d'agglomération du sud-est toulousain n'est pas favorable à la remise en cause du tracé. Son président, François-Régis Valette est particulièrement concerné car son territoire va apporter entre 133 et 143 M€ au financement du prolongement de la ligne B de métro. S'il n' est « personnellement opposé à rien et peut comprendre les gens », il estime que l'idée arrive trop tard. « Je m'étonne qu'ils ne se soient pas réveillés avant. L'étude sur le tracé a commencé en 2007. Ils ne se sont pas manifestés. Maintenant, la phase de concertation est lancée sur la base d'un projet de tracé quasiment arrêté. Se lancer dans un nouveau tracé ce serait allonger les délais et nous ne pouvons pas être favorables à un décalage du calendrier », justifie t-il. L'élu assure que le Sicoval ne mettra pas un centime de plus dans le projet. Il précise « à ma connaissance, je n'ai pas été contacté ni par la direction, ni les salariés des entreprises et organismes du collectif ».

Wilfried Pinson

Photo Copyright © Schneider/Saada

Auteur : ML 
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