Fabriqué à Toulouse chez Astrium, le satellite d’observation de la terre Pléiades 1B, est désormais opérationnel. Il s’apprête à être embarqué jusqu’à Kourou (Guyane française) pour un lancement prévu le 1er décembre 2012. De son côté, le satellite SPOT 7 doit être livré d’ici l’été 2013. Complémentaires, les deux satellites offriront des images de haute et très haute résolution pour le secteur public et privé. La géo-information représente un marché mondial estimé à 1,8 Md€.
Piraté en décembre 2011, au large de la Corne de l’Afrique, un chimiquier italien avait alors disparu des radars. Le satellite SPOT 5 avait permis la relocalisation et l’identification du bateau. Voilà un exemple concret d’application des satellites d’observation de la terre. Et c’est à Toulouse que sont fabriqués ces derniers.
Pléiades 1B s’apprête à être embarqué jusqu’à Kourou, en Guyane française, pour un lancement prévu le 1er décembre 2012. Le satellite Spot 7 doit quant à lui connaître une livraison à l’été 2013.
Un marché estimé à 1,8 Md€
Surveillance d’un site militaire, industriel ou minier, cartographie, modélisation 3D, suivi quotidien de l’évolution d’un iceberg… le marché de la géo-information concerne aussi bien le secteur public (défense, sécurité) que le privé. Et ce marché mondial est estimé à 1,8 milliard d’euros pour l’année 2012. « Ce marché est intéressant car il est en progression croissante (+7% par an) et répond aux besoins de la communauté internationale », explique Patrick Le Roch, directeur d’Astrium Services GEO-information.
1 200 images par jour seront disponibles
Avec les deux satellites Pléiades (1A et 1B) en service, 1 200 images par jour seront disponibles contre 600 actuellement. Quant à lui, le duo Spot 6 et Spot 7 représentera 1 500 images par jour. « Nous sommes là pour répondre aux besoins des clients à un instant donné, explique Jean Dauphin, directeur France des satellites d’observation de la terre, de navigation et de sciences. Les plans d’opération sont montés toutes les 8 heures (pour Pléiades), voire toutes les 4 heures (pour Spot6/7) ».
Complémentaires, les deux satellites offrent des images en haute (1m – 10m) et très haute résolution (<1m) et permettront à terme d’accéder à tout point du globe une fois par jour. Les données recueillies sont ensuite exploitées dans les domaines de l’agriculture, de la défense, du suivi de l’environnement, des études géologiques…
50 % des parts de marché dans la haute résolution
« Nous représentons actuellement plus de 50 % des parts de marché dans le secteur de la haute résolution », indique Patrick Le Roch. Notre ambition est aujourd’hui de développer le secteur de la très haute résolution, où nous sommes encore aujourd’hui à moins de 1% de parts de marché ». D’autant qu’un duopole semble se dessiner dans le secteur de l’image satellite. Face à Astrium, une fusion est programmée entre ses concurrents américains Digitalglobe et Geoeye…
Hugues-Olivier Dumez
©Photo DR
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