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Ikea Toulouse : statu quo sur la question des salaires

le 17/02/2010 à 17h53 — ObjectifNews.com

L’intersyndicale FO, CGT, CFDT d’Ikea France, reçue par la direction du groupe à Plaisir (Yvelines) le 15 février, n’a pas obtenu gain de cause à propos de sa demande d’augmentation de 4% des salaires. Une nouvelle réunion est prévue le 17 février pour tenter de faire infléchir le géant suédois. Des débrayages sont à prévoir en cas d’échec des négociations.

Sans aucun conflit social depuis son implantation dans l’hexagone il y a 15 ans, Ikea fait face aujourd’hui à la grogne de ses employés. La raison de leur mobilisation ? Le refus du géant suédois d’augmenter de 4% l’ensemble des salaires. Une décision justifiée par la stagnation du chiffre d’affaires 2009 d’Ikea France « à périmètre comparable », c’est à dire à nombre de magasins constants.

Une motivation jugée inacceptable par Salvatore Rinaldo, délégué CFDT central qui travaille sur le site de Roques-sur-Garonne : « La direction évoque une possible dégradation en 2010 pour justifier son refus alors que nous négocions sur la base des résultats réalisés excellents puisque Ikea a dégagé 52 millions d’euros de bénéfices en 2009 » s’indigne-t-il. La réunion de conciliation du 15 février s’est soldée par un fiasco.

« Elle n’a débouché sur rien de constructif dans la mesure où la direction persistent à nous proposer une augmentation de 1% de façon collective et 1% individuellement alors que nous voulons une hausse de globale de 4% pour tous ». La direction d’Ikea considère, pour sa part, que l’objectif des 4% est atteint si l’on tient compte des augmentations collectives et individuelles, de la prime d’ancienneté et de la revalorisation des salaires minima par métier.

Une bataille des chiffres qui laisse les deux camps dos à dos pour l’instant. Reçus par la direction départementale du travail et de l’emploi suite à l’entrevue infructueuse avec la direction d’Ikea, les syndicats s’en remettent désormais à la médiation proposée par la DDTEFP pour tenter de résoudre le conflit. Une issue souhaitée par Salvatore Rinaldo pour apaiser le mal-être de ses collègues : « Aux débuts d’Ikea, nous allions travailler avec envie. Aujourd’hui, c’est un nœud au ventre que l’on y va. Les conditions se sont vraiment dégradées depuis 3-4 ans avec un surcroît de tâches et des salaires plafonnés à 1200 euros net par mois. »

Initialement prévue le 25 février, la réunion pour les négociations annuelles obligatoires sur les salaires (NAO) a été avancée au 17 février. La dernière avant le durcissement du conflit ? « Il est probable qu’il y aura des débrayages si nous n’obtenons pas gain de cause » prévient Salvatore Rinaldo. Pour mémoire, 22 des 26 magasins de l’enseigne suédoise ont été touchés le 13 février, dont le magasin de Roques-sur-Garonne, par un mouvement de grève lancé par l’intersyndicale CGT, FO et CFDT qui a, par ailleurs, appelé à une action le 17 février dans les dépôts de marchandises de Châtres (Seine-et-Marne), Metz (Moselle) et Saint-Quentin Fallavier (Isère).

En savoir plus :
www.ikea.com

Auteur : JCOUDERC 
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