La bonne façon d'écrire les diminutifs - Objectif News

La bonne façon d'écrire les diminutifs

Si le mot original se termine par s, le diminutif doit également accompagner cette lettre

Citation : « Le plus jeune faisait partie du groupe Los Luicitos ».

Commentaire : Il est vrai qu’une des façons de construire les diminutifs est d’ajouter le suffixe -cito, avec c, comme dans avioncito, noviecito et Carmencita, mais si le mot original se termine par s, le s est conservé et ajouté -ito, comme dans Andresito et Luisitos.

Par conséquent, la bonne façon de mentionner ce gang criminel est le Luisitos, avec s intermedia et avec l’article précédent en minuscules.

Et comme je parle de diminutifs, je voudrais profiter de l’occasion pour clarifier un doute qui m’a été exprimé à plusieurs reprises. Ils me demandent si le diminutif des mammifères est mammasitas, avec s intermedia.

Dans ce cas, il faut partir du nom singulier de la mère, dont le diminutif est mamacita, puis ajouter les -s pour former les pluriels, mères et mamacitas.

Ils me demandent aussi s’il est correct d’utiliser des diminutifs.

Bien sûr que si ! C’est pour ça qu’ils existent !

Ce qui se passe, c’est que les experts en programmation neurolinguistique passent leur temps à dire qu’il ne faut pas dire ou écrire maison, chariot, vérifier, oeuf, mais maison, chariot, vérifier, oeuf.

Mais une chose est une chose et une autre en est une autre. Si vous dites « casita » pour attirer une maison de 30 mètres carrés, vous aurez une maison de 30 mètres carrés, mais si vous dites casita, parce que dans votre environnement social, le diminutif est bien reçu, comme c’est le cas dans une grande partie de l’Amérique latine, et la petite maison dans votre esprit est une maison de 300 mètres carrés, il est différent.

Comme le disait l’inoubliable humoriste uruguayen Juan Verdaguer : « Le bonheur est dans les petites choses : un petit hôtel particulier, une petite fortune et…. un peu… »

Pour voir à quel point les diminutifs sont nécessaires, regardez la liste suivante : pinceau (diminutif de cepo), peigne (de peigne), chemise (de chemise), slip (de calzón), mouchoir (de tissu), olleta (de pot), grenadille (de grenade), flocon (de feuille), livre (de livre), ombrelle (d’ombre), buseta (de car), perilla (de poires)…

Que feraient les imprimeurs sans l’italique et le gras ?
Qu’en est-il des opérateurs sans vis ni marteaux ?

Et n’oublions pas les diminutifs aussi importants que Venezuela (diminutif de Venise), Arauquita (d’Arauca), Marinilla (de Marina), Mariquita (d’un autre diminutif, celui de Maria, tapette, qui est un nom alternatif de la pie).

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